Remerciements
In Memoriam
Rechercher
Contact
 
Organisation propre du Groupe à l'intérieur du Régiment
Compte tenu des considérants précédemment exposés, le Capitaine CURIE devait recruter des éléments absolument sûrs, discrets et capables de subir éventuellement la torture de la Gestapo sans se départir du secret, ayant l’entière confiance de la troupe.

Quatre commandants de compagnie furent choisis, leur nombre fut porté à six en juillet et en aoû.
Chaque commandant de compagnie devait recruter au moins quatre chefs de section qui devaient chacun rechercher trois chefs de groupe répondant aux conditions requises.

Le groupe de Résistance du Régiment de Sapeurs-pompiers de Paris fut baptisé « SECURITE PARISIENNE ».
Le bataillon « cadre »  était créé, il ne restait plus qu’à lui trouver le Chef qualifié susceptible de prendre éventuellement le commandement du Régiment, et à étoffer ces groupes (5).

Dès 1940, le Commandant CAMUS s’était signalé à son tour comme un gaulliste sincère ; en février 1944, il n’avait pas hésité à apporter son aide au Capitaine CURIE, alors en danger d’arrestation, lors des bombardements du printemps 1944, il avait contribué au travail de renseignement de ce même officier.

Les renseignements donnés sur le Commandant CAMUS le firent désigner pour prendre la haute direction de « SECURITE PARISIENNE ».

Lorsque le 6 juin 1944, le Général KOENIG, lança, de Londres, son appel mémorable, les groupes étaient en voie de constitution, et « SECURITE PARISIENNE » pouvait répondre « présent ».

Des groupes embryonnaires furent vite complétés, car, chez les cadres subalternes et les sapeurs, le zèle et le dévouement ne faisaient pas défaut.

En juillet, le groupe formé par l’adjudant PIERRE, sans attache depuis l’arrestation du Médecin Capitaine GROS et du Lieutenant GAUNAY, se fondit dans « SECURITE PARISIENNE » (6).

Medaille d'Honneur et Brassard num?rot?, muni du sceau offiel du groupement S?curit? Parisienne, dont le porteur ?tait membre de la 3?me Compagnie, 1?re Section, 3?me Groupe et 2?me R?sistantDès lors commença la fabrication des brassards par les soeurs Notre Dame de la Miséricorde à VITRY, par la femme du Chef du C.S. de MAISONS-ALFORT, qui travaillèrent bien souvent de nuit, quand le courant électrique rétabli permettait d’actionner la machine à coudre électrique. Bien des sapeurs y travaillèrent aussi.
Au jour J, chacun avait son brassard matriculé.

Photo ci-dessus : Médaille d'Honneur et brassard numéroté muni du Sceau officiel du Groupement SECURITE PARISIENNE, dont le porteur était membre de : La 3ème Compagnie, 1ère Section, 3ème Groupe et 2ème Résistant.

spacer