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Pendant la bataille
La première mission du Régiment  fut de combattre tous les incendies, Préfecture de Police, Grands moulins de Pantin, Grand-Palais, Hôtel Corneille, Quai d’Orsay, et de faire face au bombardement du 26 août. Cette mission fut intégralement remplie.
                                           
Les dirigeants de S?curit? Parisienne de gauche ? droite : Cne BELTRAMELLI - Cdt CURIE - Ccl CAMUS - Cne BLANCDans la nuit du 19 au 20 août, à 2 heures du matin, Monsieur le PREFET de POLICE donnait l’ordre à « SECURITE PARISIENNE » de prendre le Régiment en main, ce qui fut fait le 20 août, à 11 heures, sans aucune opposition d’un commandement indécis, n’ayant plus la confiance ni des officiers, ni de la troupe. Certains officiers supérieurs furent écartés de leur poste. Le Commandant BERNARD (7), dans une déposition,  rapporte que le Colonel allemand de la Feuerschutzpolizei, près duquel il remplissait les fonctions d’Officier de liaison, lui conseilla de partir avec ses services, fut plus particulièrement surveillé.     « SECURITE PARISIENNE » eut d’un seul bloc tout le Régiment derrière elle, tous les Officiers présents à l’Etat-Major demandant des brassards, l’enthousiasme sembla général.

Photo ci-dessus : les dirigeants de Sécurité Parisienne de gauche à droite :
Le Cdt BELTRAMELLI - le Cdt CURIE - Lcl CAMUS - Cne BLANC.

Les missions principales suivantes furent accomplies :
  • 1°) - Liaison constante avec la Préfecture de Police, et les groupes de Résistance - transmission de renseignements par le téléphone et par la T.S.F., dont trois postes fonctionnaient : un aux Invalides, un à la Préfecture, l’autre sur l’Arc de Triomphe, captage par T.S.F. d’émissions militaires allemandes et exploitation du renseignement.
  • 2°) - Ravitaillement en armes, munitions et explosifs de la Préfecture de Police.
  • 3°) - Participation à la bataille (8A). Des sections reconstituées furent mises à la disposition du commandement F.F.I., dans la mesure où le service d’incendie le permettait.
  • 4°) - Nettoyage des toits à partir du 25 août (8B).
  • 5°) - Missions de liaison au travers de la ville avec les alliés et les troupes françaises :
a) - Le 22 août, mission de liaison avec l’Etat-Major du Général  EISENHOWER : voiture du Régiment conduite par le Sergent Chef LEMAIRE transportant le Docteur PIERRE (9), Chef National du groupement militaire « RESISTANCE ».

b) - Les 23 et 24 août, même mission avec le Général DE GAULLE.
Ces deux missions faites sous l’égide de la Préfecture de Police, au cours desquelles furent transportés de précieux renseignements, et une lettre personnelle du Général DE GAULLE permirent de hâter l’arrivée des troupes Alliées. La suspension d’armes demandée par les Allemands ne fut rompue qu’après la mission du 22 août, après que le docteur PIERRE eut rapporté la certitude que les alliés, dont l’entrée dans la Capitale n’était prévue que pour le 1er septembre, modifieraient leur plan et se porteraient immédiatement au secours des Parisiens.

c) - Deux missions par motocyclistes du Régiment au travers des lignes : liaison entre les F.F.I. et le Général LECLERC.
  • 6°) -Distribution les 21 et 22 août, en pleine bataille, du premier journal de la France libérée, imprimé à PARIS : « L’INFORMATION OFFICIELLE DES ARMEES DE LA REPUBLIQUE » .




La distribution du Bulletin « les informations officielles des armées de la République »  dans les bataillons du R.S.P.P.

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