L’ACTION DE « SECURITE PARISIENNE »
EN TANT QUE GROUPEMENT GAULLISTe
Le
groupe de Résistance du Régiment de Sapeurs-Pompiers de Paris, organisé
par le Chef de bataillon CURIE (dit CHANAL) fut baptisé « SECURITE
PARISIENNE », puis mis sous la haute direction du Lieutenant
Colonel CAMUS.
Les missions remplies par le groupe de Résistance « SECURITE PARISIENNE » sont les suivantes :
AVANT LA BATAILLE DE PARIS
Avant la bataille de Paris, « SECURITE PARISIENNE » a rempli les missions suivantes :
- 1°) - Recherche, centralisation et transmission de renseignements.
Des
renseignements importants parvinrent à LONDRES sur les effets des
bombardements, les objectifs à détruire et la meilleure manière d’y
parvenir. Les plans des aérodromes, des gares de triage, des centrales
et transformateurs électriques, des lignes téléphoniques souterraines
importantes furent relevées, des photographies de bombardements furent
prises.
- 2°) - Sabotage.
Chaque fois qu’il a été possible, les éléments de « SECURITE PARISIENNE » sabotèrent l’extinction des incendies.
Le
plus bel exemple fut celui de l’incendie de l’Organisation TODT à
CHOISY-LE-ROI, lors du bombardement de Villeneuve-Triage, le 26 avril,
pour lequel les premiers secours envoyés par l’Etat-Major n’arrivèrent
jamais.
Sabotage des itinéraires allemands par destruction ou
modification des panneaux d’identification. Travail particulièrement
réussi à CHOISY-LE-ROI, aux environs du 15 août, où le détournement de
convois a provoqué un embouteillage qui dura toute une nuit.
- 3°) - Transports d’armes.
« SECURITE
PARISIENNE » fit des transports d’armes à l’intérieur de Paris et
au profit d’un maquis des Forces Gouvernementales près de NEMOURS. Le
17 août, une camionnette transporta à MELUN, un officier de
l’Etat-Major du Général, Commissaire Délégué à l‘administration des
territoires occupés. Au retour, un camion de 5 tonnes d’armes destinées
au Régiment devait la suivre. Le camion fut malheureusement inspecté,
ainsi que la camionnette, et pris par les allemands.
- 4°) - Réquisition, stockage d’essence fin juillet 1944.
« SECURITE
PARISIENNE » réquisitionna grâce à certaines complicités, quinze
mille litres de carburant au profit de l’Etat-Major du Général Délégué
à l’administration des territoires occupés. Ce carburant fut stocké
dans un garage du Corps à VITRY-SUR-SEINE.
- 5°)
- Mesures de prévention contre le départ, prévu par les Allemands, du
détachement rapide du Régiment composé de 15 voitures et de 120 hommes.
A
cet effet, avec la complicité des gendarmes de VILLEJUIF, la redoute
des Hautes Bruyères fut occupée. Le détachement devait, malgré les
ordres officiels, y être conduit par le Lieutenant CHARRON et ses
groupes de « SECURITE PARISIENNE ». le départ n’ayant pas eu
lieu, la redoute des Hautes Bruyères ne servit que comme dépôt d’armes
et d’explosifs.
- 6°) - Tentative de sabotage de matériel du Corps devant être livré aux allemands.
- 7°)
- Ravitaillement en vivres et en couvertures prises à des miliciens, et
en essence du maquis des Forces Gouvernementales près de NEMOURS.
- 8°)
- Reprise, le 17 août d’un camion aux Allemands, le 18 août d’un
camion-benne, de matériel divers aux miliciens casernés aux Lycées
SAINT-LOUIS et LOUIS-LE-GRAND.
- 9°) - Distribution de tracts imprimés par un groupement de la S.N.C.F. et par le Front National du IXe arrondissement.
Ces tracts donnaient l’ordre à tout le personnel du Régiment de rester
sur place, lui rappelaient sa mission et lui interdisaient de partir en
dissidence, l’informaient qu’un groupe de Résistance était formé au
Régiment et qu’il fallait suivre ses directives.
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