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Ne fut pas résistant qui le voulu |
Il fallait déjà faire preuve de courage
patriotique et civique, par un engagement contracté en toute conscience
des dangers encourus, sachant que l'on vivrait désormais en compagnie
quotidienne de la peur, celle d'être dénoncé, arrêté, brutalisé, pour
obtenir des renseignements dont la divulgation pouvait faire tomber un
ami, un réseau, parce que sous la torture le courage le plus valeureux
risquait de faiblir. C'était encore s'exposer à être emprisonné,
fusillé ou déporté et entraîner des représailles à l'encontre de sa
famille.
Et aussi, en raison de l'impératif cloisonnement,
trouver le « contact » avec un responsable de mouvements ou de maquis
suivant des affinités relationnelles, idéologiques, corporatistes et
autres, démarche qui fut loin d'être facile et non sans danger.
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