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Rapport du capitaine blanc
L'historique du GROUPEMENT « SECURITE PARISIENNE » et ses activités ont été consignés dans des rapports rédigés en septembre 1944, c'est-à-dire dans la foulée des événements, l'un par la Capitaine CHARRON, qui fut Secrétaire du GROUPEMENT, le second par le Capitaine BLANC, officier de liaison auprès des responsables F.F.I. et des Alliés, dont la rédaction lui fut confiée par le Lieutenant-colonel CAMUS, commandant le R.S.P.P. à la demande du Ministre de la Guerre de l'époque M. DIETHELM.  

Ces rapports n'ont été rendus publics qu'en 1984 pour celui effectué par le Capitaine CHARRON et en 1994 pour celui rédigé par le Capitaine BLANC, en raison d'une mesure de réserve ayant existé au sein du corps après la libération.     

C'est ce dernier rapport qui, à la suite d'une étude approfondie et par un constat des documents s’y rapportant nous a permis d'appréhender au plus près la véracité des faits, en les complétant toutefois par la production d'éléments incontestables empruntés au rapport du Capitaine CHARRON ou contenus dans nos archives,  ils figurent en appendice du rapport rédigé par le Capitaine BLANC que nous reproduisons in extenso (en bleu sur le site), ci-après, par des renvois numérotés  (de 1 à 9) de manière à ne pas dénaturer l’originalité de ce précieux et vénérable document.

Rapport du Capitaine BLANC

Rapport du Captaine BLANC

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Dès 1940, l’attention des allemands fut attirée sur les Pompiers de Paris qui allaient par la suite donner l’exemple d’une résistance croissante à l’ennemi. Deux Officiers, en effet, furent arrêtés par les autorités allemandes à la suite d’une dénonciation, et emprisonnés le 23 août 1940. Le 8 octobre 1940, ils furent condamnés par le Tribunal militaire allemand, l’un, le Capitaine SARNIGUET à 30 mois d’emprisonnement pour « falsification de passeports, sabotage des conventions de l’armistice et passage de lettres en zone libre », l’autre, le Capitaine CURIE, à 15 mois d’emprisonnement pour « sabotage des conventions de l’armistice, falsification des passeports au profit de prisonniers évadés ». Conformément aux lois allemandes, le point de départ de cette peine fut fixée au 15 octobre 1940.
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Les renvois
(1) Dans cet esprit, il faut cependant signaler que les Capitaines SARNIGUET et CURIE, ainsi que lieutenant BESSON (5ème compagnie RSPP) incarcéré lui aussi à FRESNES, eurent un précurseur en la personne de Paul Dominique BASTIANI, Capitaine Adjudant Major au Bataillon Nord du Régiment de Sapeurs-Pompiers de Paris, qui demanda, à titre personnel, l’autorisation de rejoindre la zone des combats et l’obtint le   13 juin 1940, peu avant que Paris ne soit déclaré ville ouverte.                   

A Moulins, il reçoit du Commandant de la garnison la mission de RESISTER à outrance au franchissement de trois ponts sur l’Allier. Doté de moyens dérisoires, face à une colonne blindée ennemie de 1 500 hommes, il lui infligera de lourdes pertes et ce n’est qu’à la troisième tentative que l’ennemi prendra pied sur la rive gauche. Au cours de cet ultime assaut le Capitaine BASTIANI trouvera la mort des braves.             

La WEHRMACHT, étonnée d’avoir rencontré une telle RESISTANCE, autorisera les habitants de LA VEURDRE à procéder à l’inhumation de ces héros dont elle saluera la bravoure en tirant sept coups de canon lors de la descente en terre des sept cercueils.          

Peu avant l’assaut, le Capitaine BASTIANI avait déclaré à ses habitants : « Moi vivant, jamais l’ennemi ne franchira ce pont ».
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